Le cheval Poitevin ou Trait mulassier

par Pâquerette  -  19 Novembre 2009, 19:22  -  #Equins

L'Association du Cheval Poitevin

L’ Association du Cheval Poitevin a été fondée en 2005
pour participer à la sauvegarde et la promotion de cette race.

Le cheval Poitevin est  le plus menacé des chevaux de Trait en France
!


Le grand public ne connaît pas encore ce cheval, le monde du cheval le découvre à peine, mais tous ceux qui l’approchent sont conquis par son élégance, sa douceur, sa bienveillance envers l’homme. Pour ceux-là, sa découverte est un véritable évènement dans leur vie avec les chevaux.

Le cheval Poitevin fait partie du patrimoine vivant de notre pays
mais nous ne devons pas l’enfermer dans un musée ni l’exposer derrière une vitrine…
Le fondement de l'action de l'association qui l'accompagne aujourd'hui réside
dans la modernité du cheval de trait
en général, et du Poitevin en particulier.


Contact Association du Cheval Poitevin ( ACP):
Béatrice Néron - éleveuse de chevaux
Les Sapins - 03110 - St-Didier la Forêt
site : http://www.chevalpoitevin.com
Blog: http://www.cheval-poitevin-over-blog.org
tél. 04 70 41 20 09 - 06 87 31 17 60


"Grimpez" et retrouvez le Cheval Poirevin en cliquant sur la photo ci-dessous.

PS: Ce cheval est aussi appelé Trait Mulassier car
associé au Baudet du Poitou, il servait,  à la production de mules de grande renommée ! MEUH !!! J'en ai croisé... meuh... et meuh suis sentie toute petite... meuh...
"Au début du 20ème siècle, ce sont près de 20 000 mules poitevines qui sont produites chaque année." Mais ce trait existait aussi dans d'autres "types"... Plus d'infos, sur le site de l'association ACP.

Sources infos et photos: ACP
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Horse Discount 02/03/2017 10:13

Le "Trait Mulassier" est une appellation moins connue et qui semblerait presque péjorative !

Kri 23/11/2009 19:06



Voilà Barnabé
http://aurendezvous.over-blog.net/article-32574797.html
http://aurendezvous.over-blog.net/article-21645229.html
http://aurendezvous.over-blog.net/article-33172196.html

Il est pas trop rasta parce qu'il est brossé et à la mue on lui coupe toutes ses boucles pleines de noeuds!



Michal53 23/11/2009 12:50


Bonjour l'ami !

Merci d'être passé. Oui, ce cheval est magnifique avec son pantalon "patte d'eph". Il faut lui souhaiter longue vie !

Amitiés


Benissa 23/11/2009 11:16


Très intéressée par ton article puisque j'habite une région où une autre race de cheval de trait est à l'honneur: le Boulonnais.


 



Kri 23/11/2009 07:59



Oui j'ai fermé toutes mes communautés...
Pour ce qui concerne les baudets du Poitou
J'en ai un gris mais je me le garde :-)
Tu peux contacter Dana http://la-tribu-de-dana.over-blog.com/
ou Lajemy http://lajemy.over-blog.com/
 Bonne journée



Akina 22/11/2009 23:14


Merci Pâquerette ... ta visite meuhfé toujours un énorme plaisir ! J'ai cherché dans mes archives des photos de chevaux .... une fête champêtre en Bretagne mais pas encore trouvées dans mes
documents .... je cherche et si je trouve je t'expédie ! Bisous à toi


Farenheit 22/11/2009 16:49


Petits bisous en passant =) --- ciaO


Titipetitbout 21/11/2009 12:45


Je les trouve superbes ces traits poitevin, mais dans ma région, malheureusement je n' en ai pas encore vu . Ici, c'est le comtois qui domine .
BISOUS !


Kliklak 20/11/2009 21:57



la dernière fois que j'ai vu un ch'val de près ...euh de trait...non attends de très près...non c'est pas ça non plus....pffff...bon je recommence...la dernière fois que j'ai vu un cheval de
trait de près...pfiou...pô facile ça...bref...j'ai eu l'impression d'être une toute p'tite crevette! hi,hi...bé voui...tout ça pour ça! bizbizou




RuE éToiLéE 20/11/2009 16:27






CouCou PaQueReTTe !

J'eSPèRe QuE Tu VaS BieN

Je TeNaiS à MeTTrE uN CoM SuR ToN MaGniFiQuE aRTiCLe

Je TRouVe ToN BLoG VRaiMenT GéNiaL









Historique de la race Poitevin






Au Temps
d'Henri IV


A la fin du 16ème siècle, des ingénieurs hollandais furent chargés des  travaux d’assèchement du Marais Poitevin. Ils amenèrent sur place leurs
chevaux frisons et brabançons qui s’accouplèrent  avec les juments locales.


De ces croisements naquit la souche du cheval Poitevin. A cette époque, la notion de race n’était pas prépondérante comme aujourd’hui : c’était le type et la
morphologie du cheval qui déterminaient son utilisation.


 


Plusieurs types de Poitevins


Ainsi, dans cette région très particulière du Marais Poitevin, on a longtemps produit plusieurs types de chevaux à partir d’un même « fonds
commun » :




des chevaux de trait forts qui allaient travailler dans les plaines de la Beauce et en Normandie


des chevaux de trait plus petits qui étaient recherchés en Auvergne


des chevaux d’attelage : dans la première moitié du 19ème siècle, les chevaux de poste et de diligence du quart sud-ouest de la France étaient
des Poitevins. Les plus beaux de ces modèles étaient attelés aux carrosses des gens fortunés


des mulassiers, c’est-à-dire des chevaux dont le modèle se prête à la production de mules. Rappelons que pour produire une mule, il faut un âne (ici le Baudet
du Poitou) et une jument.  La mule, animal hybride, est stérile.




 


L’industrie mulassière


A partir du milieu du 19ème siècle, l’essor de l’industrie et des transports ainsi que la modernisation de l’agriculture amènent de nouveaux besoins.
Pendant un siècle, la mule poitevine, reconnue pour ses grandes qualités,  va vivre son âge d’or. La demande en mules est tellement forte qu’elle monopolise les juments Poitevines qui
deviennent exclusivement « mulassières ».


L’évolution se produit même dans le langage puisque le cheval qui était désigné par le mot « Poitevin »  est peu à peu nommé
« mulassier ».


Au début du 20ème siècle, ce sont près de 20 000 mules poitevines qui sont produites chaque année.


Cette réorientation de la race vers « l’industrie mulassière » ne sera pas sans conséquences : pendant 150 ans, la sélection ne se fera plus sur
les capacités du cheval à l’utilisation, mais sur un modèle de reproducteur….


 


Le déclin


Comme pour les autres races de chevaux de trait, la motorisation des travaux agricoles a signé le déclin de la mule et du  Trait poitevin à partir de
1950.


La production de viande de boucherie a constitué une solution de survie pour des races comme le percheron, le comtois, le breton ou l’ardennais.


Par contre, le Poitevin, avec sa forte charpente osseuse, n’a jamais eu un « rendement » intéressant en viande. Conséquence dramatique : il a
failli disparaître. En 1970, on n’en comptait plus que quelques dizaines.


 


Le renouveau


La passion des éleveurs, rejointe par un regain d’intérêt pour les races de Trait et l’attelage, a permis d’infléchir la courbe descendante, mais la menace n’est
pas encore complètement écartée : il n’y a que 80 naissances chaque année.


Ces dernières années, l’élevage s’est structuré avec le regroupement des éleveurs de Baudets du Poitou et de Traits Poitevins dans l’UPRa des races mulassières et
l’adoption d’un plan d’accouplement pour s’éloigner des risques de consanguinité. En 2007, le plan Gènes-Avenir se met en place pour inciter à l’amélioration de la production en race
pure.


 


Depuis